Tout d’abord, commençons par étudier en profondeur ce qu’est l’IA, plus précisément de ChatGPT, faisons son analyse (neuro)psychologique en profondeur ! Pour ce faire, je vais m’inspirer du test de QI de Wechsler.
L’IA, actuellement, c’est avant tout l’ensemble de la connaissance humaine. Pour le moment, elle n’est pas capable d’être créative, de faire des ponts entre le nombre colossal de données qu’elle a en mémoire à long terme (lire le livre de Luc Julia : IA génératives, pas créatives). Mais, sachant qu’elle prend 1 point de QI par semaine, elle va certainement y arriver sous peu. Elle ne sait pas encore non plus faire des ponts entre les différences conversations qu’on a avec elle.
Des résultats exceptionnels
Elle a une vitesse de traitement de l’information qui bat des records. En effet, elle répond à n’importe quelle requête en quelques secondes, même lorsque celle-ci est compliquée (questionnements philosophiques, tournures alambiquées…). Sa mémoire de travail est, elle aussi, impressionnante : elle est capable d’engranger plusieurs informations en même temps sans « halluciner » (c’est-à-dire raconter n’importe quoi), au-delà d’un empan de 7, qui est la moyenne humaine ; elle peut faire des calculs mentaux très complexes sans difficulté également.
Un humour qui laisse à désirer
Ses compétences verbales sont bien sûr excellentes, elle s’exprime sans faire de faute d’orthographe, et en saisissant les plus subtiles tournures syntaxiques. Cependant, elle ne raisonne pas en tant que tel. Et cela rejoint la créativité : elle a un humour assez faible. Elle n’est pas encore prête à remplacer les performeur.se.s de stand-up ou les comiques ! En effet, quand on lui demande de faire des blagues, elles tombent à côté ou sont vraiment légères.
Quid de l’IRP ?
On ne sait rien sur son indice de raisonnement perceptif. On ne sait pas si elle est capable de réaliser des puzzles ou trouver la pièce manquante d’une suite logique visuelle, ou bien encore de réaliser des combinaisons de cubes bicolores basées sur un modèle. Pour cela, il faudra attendre qu’elle soit incarnée, ou plutôt implantée dans des robots humanoïdes ! Affaire à suivre…
