Certain.e.s voudraient nous mettre des implants cérébraux pour augmenter nos capacités intellectuelles (c’est le transhumanisme). Mais avant cela, ne sera-t-il pas opportun de travailler les capacités neurocognitives (régulation émotionnelle, mémoire de travail, inhibition cognitive…) ?
Je me demande ce qu’il pourrait se passer si on augmentait nos capacités intellectuelles sans augmenter les déterminants neurocognitifs associés ! On créerait à coup sûr de nouveaux syndromes ou maladies psychiatriques inscrites dans le DSM-8 (celui en date est le DSM-5, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) !
Apprenons d’abord à interfacer les capacités neurocognitives avant d’augmenter nos capacités intellectuelles. On sait que la capacité d’inhibition cognitive est liée à l’intelligence, donc augmentons en priorité cette capacité plutôt qu’augmenter « froidement » l’intelligence. On sait aussi que la méditation agit sur la capacité d’inhibition.
Qu’en est-il de la régulation émotionnelle ? Sans cette capacité, nous créerions sans doute des êtres un peu perdus qui seraient des cracks sans pouvoir se réguler. La joie, la peur, la colère, la tristesse, la surprise, le dégoût… Toutes ces émotions de base seraient démultipliées et n’atteindraient jamais l’homéostasie émotionnelle. Ce serait certainement très dur à vivre et non enviable…
En conclusion, avant d’avoir des implants cérébraux pour augmenter nos capacités intellectuelles, commençons par apprendre aux gens à pratiquer la méditation de plaine conscience pour augmenter la capacité d’inhibition cognitive, par exemple. Ou bien si les implants cérébraux deviennent un jour obligatoires, espérons que les choses soient faites « dans l’ordre ». C’est-à-dire en augmentant d’abord les capacités neurocognitives « pures », avant d’augmenter les capacités intellectuelles.
