Allons droit au but : il n’y a pas de règle stricte, à mon sens, pour répondre à cette question : révéler ou pas son diagnostic ?
Elle est trop large.
Tout dépend des gens à qui le dire et du contexte. Est-ce en milieu professionnel ou scolaire ? (pour des aménagements de poste ou d’examens ?) Est-ce avec des ami.e.s, des proches ? Des inconnus ? Ces facteurs feront grandement varier les conséquences éventuelles de la révélation de son ou ses diagnostics.
Attention aussi à le dire dans les médias. Selon le diagnostic en question, cela pourrait vous porter préjudice et ce pour plusieurs raisons. Déjà par rapport à la stigmatisation qu’il peut y avoir autour d’un diagnostic psychologique/psychiatrique (et donc encore des conséquences probables) ; je vous renvoie à cet article du journal Marianne : https://www.marianne.net/agora/humeurs/nicolas-demorand-est-un-malade-mental-ou-le-luxe-du-coming-out-psy. Mais aussi en fonction du trouble lui-même ; je pense par exemple à une personne aux tendances paranoïaques : cela pourrait ancrer ses symptômes et lui faire du mal. Cela étant, le dire participe à la déstigmatisation à plus grande échelle. Donc tout est question de mesure. Si vous sentez que cela vous ferait du bien de le révéler, il est important de s’écouter en trouvant un terrain sécure.
Par ailleurs, n’oublions pas le rôle primordial des pair-aidant.e.s qui ont fait de leur trouble un métier.
Vous l’aurez compris, cette question : « révéler ou pas son diagnostic ? » est complexe et on ne peut pas y répondre en un claquement de doigts ! N’hésitez pas à prendre contact avec un.e psychologue pour vous aider dans votre cheminement personnel concernant cette question.
Et vous, avez-vous déjà révélé votre diagnostic ? Si oui, dans quel contexte ? Partagez-le nous (anonymement ou non) en commentaire ou dans le forum si vous le souhaitez 🙂
